![]() |
|
![]() |
|
cliquez-ici |
![]() |
![]() |
|
1 mois 2 mois 3 mois 4 mois 5 mois 6 mois 7 mois 8 mois 9 mois 10 mois 11 mois 12 ou 13 mois 14 ou 15 mois 16 ou 17 mois 18 ou 19 mois 20 > 24 mois et plus |
![]() |
L’embryon et le fœtus
L’enfant est embryon les huit premières semaines. À la fin du deuxième mois de grossesse, dès qu’il a l’allure d’un bébé miniature, il devient fœtus.
L’échographie ou ultrasonographie
Elle est pratiquée à trois reprises minimum pendant la grossesse. Par la magie des ultrasons, se dessine sur un écran une image de l’embryon, puis du fœtus. L’échographie révèle les grossesses multiples. Elle permet de suivre le développement de l’enfant, de connaître son sexe (sans garantie, la naissance offre encore des surprises!), de dépister certaines malformations. Elle peut être émouvante, parfois surprenante, quelquefois bouleversante.
La poche des eaux ou membrane amniotique
L’embryon, puis le fœtus baigne dans un liquide appelé amniotique. Bébé et liquide sont contenus dans une poche amniotique. "Perdre les eaux" signifie que cette poche s’est rompue. Le début du travail peut se signaler par la perte des eaux ou par des contractions.
L’immunité
Elle est l’ensemble des mécanismes de défense de l’organisme qui le protègent contre une agression infectieuse. Lorsqu’une femme est enceinte, un contrôle sanguin vérifie son immunité contre des maladies à risque pour son bébé. Ainsi, la présence d’anticorps contre la rubéole révèle que la future mère a fait la maladie ou a été vaccinée; celle d’anticorps contre le cytomégalovirus et contre la toxoplasmose assure qu’elle a déjà fait ces maladies.
L’immunisation fœto-maternelle
On parlait maladroitement d’incompatibilité fœto-maternelle! Si une mère et son bébé sont bien compatibles, leurs groupes sanguins et facteurs Rhésus peuvent ne pas l’être. L’immunisation fœto-maternelle survient le plus souvent lorsqu’une mère Rhésus – porte un enfant Rhésus +.
Le triple test du premier trimestre
Ce test effectué entre la 10e et la 14e semaine d’aménorrhée permet d’évaluer le risque pour une femme enceinte de porter un enfant qui présente une trisomie 21 ou une trisomie 18. Il s’agit d’une prise de sang pour le dosage d’une protéine A plasmatique associée à la grossesse (Pregnancy associated plasma protein A) et de l’HCG, et d’une échographie pour mesurer la clarté nucale du fœtus. Les résultats, combinés à l’âge maternel, permettent de déterminer ce risque. En cas de risque élevé, une biopsie des villosités choriales ou une amniocentèse est effectuée.
Le triple test du deuxième trimestre
Le dosage de trois paramètres sanguins (l’HCG, l’alpha-fœto-protéine et l’œstriol) prélevés entre la 15e et la 19e semaine d’aménorrhée permet d’établir un facteur de risque de trisomie 21. Le résultat ne permet pas d’établir un diagnostic de trisomie mais sélectionne les femmes chez qui devrait être réalisée une amniocentèse. À noter également que le dosage de l’alpha-fœto-protéine permet d’établir le risque de malformation du tube neural.
La choriocentèse ou biopsie de villosités choriales du placenta
Elle permet la recherche de maladies génétiques dès la 11e semaine d’aménorrhée. Il s’agit de prélever des villosités du chorion. Le chorion est une membrane qui entoure le fœtus et qui fait partie du placenta. Le prélèvement se fait par voie vaginale ou, plus souvent, abdominale, sous contrôle échographique. Le risque de provoquer une fausse couche en faisant ce prélèvement est de 1 pour 100, ce qui n’est pas négligeable.
L’amniocentèse ou ponction amniotique
Il s’agit de piquer (kentêsis) dans la membrane qui entoure le fœtus (amnion). Cette ponction permet de prélever un peu de liquide amniotique dans lequel baigne le fœtus. Praticable dès 15 semaines d’aménorrhée, cet examen permet de connaître le sexe de l’enfant (avec certitude) mais aussi de vérifier s’il est atteint de certaines maladies (chromosomiques, héréditaires ou autres).
La fausse couche, ou avortement spontané, et le curetage
Faire une fausse couche, c’est perdre son bébé avant qu’il ne soit viable. Le premier signe en est l’hémorragie. Même si toute perte de sang pendant une grossesse ne signifie pas fausse couche, il est prudent de se reposer et de contacter son médecin. Le gynécologue vide l’utérus de ce qui n’a pas été naturellement expulsé lors d’une fausse couche en faisant un curetage.
Anne-Céline Cheron et Danielle Debluts